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En 1923, un grand feu a dévasté une partie importante du Haut Saint-Maurice. Il s'agissait d'un événement tragique pour les habitants de la région, puisque la forêt était, comme elle l'est encore aujourd'hui, le principal gagne-pain. Cette tragédie est demeurée longtemps dans la mémoire des gens, mais maintenant que la plupart de ceux-ci sont décédés, il ne reste plus que la forêt qui se souvient… Après le passage d'un feu à un endroit, il ne reste souvent que très peu de matière organique au sol, et celle qui reste devient généralement acide. Cependant les feux de forêt sont des événements naturels, et la nature s'est adaptée à ce processus écologique. En effet, malgré l'appauvrissement du sol, le pin gris (pinus banksiana) est une espèce qui non seulement croît sur ces sites, mais qui a même besoin du feu pour se régénérer. Les cônes sérotineux du pin gris sont capables de supporter une longue période de dormance et ne s'ouvrent pour libérer leurs graines que sous l'effet d'une grande chaleur (environ 50 ºC). ![]()
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